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lundi 25 février 2008

5,4,3,2,1...

Compte à rebours enclenché. RDV chez doc gyneco mardi dernier ; j'ai récolté mon lot de belles ordonnances  :  Yapluka. 
Début des opérations piquouses ce vendredi, valse des prises de sang/echo dès le 10 mars, séquence de prélèvement des follicules autour du 20 mars, réimplantation autour du 27 (s'il y a lieu) pour cause de culture prolongée. 


Et puis aussi...jeudi dernier je suis allée voir une pièce de théâtre. rien à voir avec la PMA me direz vous. Ben si. L'acteur principal avait la même voix que mon doc gyneco, la même élocution rapide, les mêmes intonations. Au début de chaque réplique je m'attendais un peu à l'entendre dire "et pour vous très chère, j'ai mitonné un petit traitement à base de  suprefact dont vous me direz des nouvelles". Et non. A la place c'était un bon trait d'esprit misogyne (pièce de Guitry). Ouf. Mais quand même. On ne peut même plus se distraire tranquillement. Ca ne taperait pas un peu sur le système tous ces traitements?


Bon enfin tout ça pour dire que cette fois ci on change : c'est du suprefact qu'on utilise, et non du decapeptyl. Ben oui : le decapeptyl, c'est pour les pieds tendres. Si si. Et puis le puregon. non mais alors. c'était quoi ces doses de 400 UI pour les traitements précédents? c'était des doses de fillettes. Vous me mettrez un dosage pour adulte SVP. 450 UI? Ok...mais alors pour commencer, hein?
Voilà. Le doc a été plutôt généreux, on va dire... Je sens bien que je vais encore devenir une boule. Mais cette fois ci ce sera Ultra-boule.

 

mardi 18 décembre 2007

La Fiv, mode d'emploi 4

La dernière partie du traitement.
Si vous avez manqué le début : voir les post de même titre, un peu plus tôt.
Une fois les ovocytes ponctionnés, plus grand chose à faire pour nous, à part attendre. Les labos, en revanche, ne chôment pas : ils sélectionnent les spermatozoïdes produits par Monsieur, les ovocytes considérés comme corrects prélevés chez Madame, injectent les premiers dans les derniers, et les installent dans un petit nid douillet à 37°C.


Nous, de notre côté, on attend le coup de fil du labo, au bout de 24 heures. A ce stade, on a une petite idée du nombre d'embryons produits qui ont commencé à se diviser.
Puis 24 ou 48 heures encore après, c'est la réimplantation. Une sorte de récompense : ça ne fait pas mal, le doc arrive tout joyeux avec sa petite seringue à tuyau : et vous êtes ? en me montrant mon nom sur son dossier. Madame Pamela, réponds je du tac au tac, soucieuse de montrer que je sais lire et qu'en plus je sais qui je suis. et le doc envoie tout ce beau monde (2 embryons) voir la vraie vie, à savoir l'utérus de Madame. 
Une fois que c'est fait, une technicienne vérifie qu'il ne reste plus personne dans la seringue. A la première tentative, il y en avait un qui était resté dans la seringue. Le doc a dit "il y a un petit galopin qui n'a pas voulu venir". Re-belote, donc, pour le retardataire rebelle(il commençait mal dans la vie celui là). Après on reste allongée pendant...ouh...longtemps ( les fesses à l'air au froid avec un juste petit drap pour se couvrir le quart d'heure réglementaire paraît durer l'éternité), histoire que les galopins ne prennent pas la poudre d'escampette sur le champ.
Et voilà. C'est tout. Enfin presque. Il faut quand même s'enfiler des kilos de progestérone, d'aspirine (de l'aspégic nourrisson, ça nous a toujours amusé) , d'antibiotiques, mais c'est un détail. Du coup, cette partie là du traitement fait aussi gonfler. Si on résume bien, il n'y a que la ponction qui ne fasse pas gonfler. Et encore. ça dépend. Boule, je suis une boule...

Ensuite : eh bien attendre. 2 semaines. 2 looonnngues semaines. Pendant lesquelles on passe par tous les états d'âme : ça a marché ; ça a peut-être marché ; c'est foutu ; ouais de toute façon on n'en sait rien ; mais si ça marche pas? non, non. arrêter d'y penser, ça ne sert à rien ; est ce que ça a marché? c'est sûr, ça a marché. en fait on n'en sait rien, mieux vaut ne pas se monter la tête. oui mais... 
et tout ça à peu près 200 fois par jour. Enfin chaque fois qu'on a un moment, en fait.
Du coup il faut s'occuper. travailler. lire. regarder des films. dormir, oh oui dormir, arh la progestérone... enfin n'importe quoi pourvu qu'on pense à autre chose.
Et à la fin, il faut aller au labo. Résultat en fin d'après midi. La journée du résultat, c'est la journée free style au boulot. Poser un jour de congé, il ne faut surtout pas. Alors ces journées là... sont à mettre sur le compte des oeuvres de charité pour mon employeur :  il fait du social en me laissant me changer les idées sans avoir en retour la moindre petite trace de la plus infinitésimale productivité...Mais cela, il ne le sait pas (qu'il fait du social ; pour la productivité, il a bien du voir que c'était moyen) . Ces jours là, je lui suis reconnaissante pour la bonne action qu'il ignore avoir faite.
Puis le résultat. Et le lendemain du résultat, par contre et jusqu'à présent, une petite journée de congé a toujours été la bienvenue.

mardi 27 novembre 2007

La Fiv, mode d'emploi 2

Les réjouissances occasionnées par le traitement : suite  du billet posté le 20 novembre 2007.


Après une dizaine de jours de traitement, on engage le monitorage. Donc :

-prise de sang pour dosage hormonal le matin ; on explique tout à chaque fois : on montre l'ordonnance, toujours la même, attention, les analyses doivent être faxées avant telle heure au spécialiste, non, les résultats ne sont pas interprétables , car c'est pour une FIV. oui c'est dans le cadre d'un traitement à 100%, tenez voilà le papier...grrrrr. au bout de trois traitements, au labo, ils ont enfin enregistré qui j'étais. ça fait du bien
- visite chez le spécialiste qui procède à une échographie et examine les dosages hormonaux faits le matin, et ce de manière régulière ; 3/4 d'heure voyage aller, 20 minutes d'attente, puis consultation  : "bonjour, déshabillez vous et installez vous, ça fera 95 euros, au revoir et revenez me voir dans 4 jours" ;   durée de la consultation : 10 minutes, et puis, 3/4 d'heure pour le voyage retour. Au début des traitements, les rendez vous pour l'écho, c'était n'importe quand dans la journée. Maintenant, je peux davantage choisir les horaires tardifs. Comme quoi, il y a au moins un avantage à être vétéran...
Ces deux opérations sont à répéter tous les 3 a 4 jours en moyenne.

Là, à la fin de la première (ou de la deuxième, ça dépend) écho, on sait à peu près quand commencer la suite des réjouissances. Parce que le décapeptyl, ça ne suffit pas; mais par contre,  il faut le continuer jusqu'à la fin ( beeuuuark). Alors on lui ajoute un traitement hormonal supplémentaire, destiné à stimuler la production d'ovocytes par les ovaires. c'est là que la deuxième main pour faire les piqûres devient très pratique. Pour les premiers traitements, j'utilisais du menopur. Maintenant, c'est puregon pen, un vrai progrès : on regarde la dose à injecter, on règle le stylo au bon dosage, et c'est fini.

 Cette partie du traitement, c'est la partie qui fait gonfler. à la fin je ressemble à une boule et je n'ai plus qu'à me laisser rouler pour me déplacer. Tout au long de cette phase, qui dure environ deux semaines, on monitore : on compte les ovocytes, on les mesure, on analyse leur répartition en taille, on regarde la réponse hormonale des ovaires. Et tous les trois à quatre jours, c'est re-prise de sang, et re-consultation : "bonjour, installez vous, ça fera 95 euros, revenez me voir dans trois/quatre  jours, au revoir". La dernière séance arrive alors qu'on pense devoir faire cela pour le restant de ses jours : "Bonjour,  installez vous, ah ils sont murs (les ovocytes), rendez vous a la clinique dans 3 jours, entre temps, piqûre de gonadotrophine pour déclencher l'ovulation demain soir à 22h30. et ça fera 95 euros". 


La piqûre de gonado, c'est une intra musculaire. Faire les sous-cutanées, c'est plutôt facile. Mais l'intra-musculaire, là, on n'a pas encore osé. Donc ça veut dire qu'il faut trouver une infirmière disponible à l'heure dite. J'aime bien déranger les infirmières le soir à 22h30 pour 3 centimes d'euro. Elles aussi d'ailleurs... Et c'est pas du tout stressant de se demander si on en trouvera une qui voudra bien faire la piqûre à l'heure dite.


La piqûre étant faite, le produit déclenche le processus de maturation des ovocytes, pour que la maturité soit optimale au moment de la récolte. C'est l'étape à ne pas rater.


Et après? il faut attendre la ponction : oui, ATTENDRE, une journée entière sans piqûre, sans prise de sang, sans échographie, sans RIEN. Rhhhâââ....quel bonheur! 


mardi 20 novembre 2007

La Fiv, mode d'emploi 1

Le traitement pour la FIV, en quoi cela consiste t il?

Il y a plusieurs types de traitements, mais je ne parlerai que du mien, le seul que je connaisse à peu près. Je suis un protocole long, qui se décompose en 4 grosses étapes.
A ce sujet on peu aller voir le site de FIVFRANCE, fort bien fait.
Aujourd'hui je vais parler de la première étape.

Elle dure 10 jours environ. Traitement à base de décapeptyl, qui bloque l'ovulation. Piqûre à la maison, par les soins de Monsieur quand cela est possible. C'est mieux, il participe, et mine de rien, en cours de traitement ça devient un peu lourd, et donc l'implication du conjoint dès le début permet de se répartir le travail. Le début du traitement a lieu en principe le 20 eme jour du cycle.

Cette partie là du traitement c'est la partie "qui donne chaud et qui rend gaga". Je m'explique : bouffées de chaleur et sautes d'humeur sont au programme. Ainsi si Monsieur me demande innocemment et sans arrière pensée aucune :
"qu'est ce qu'on fait, ce week end?...",
je suis bien capable de prendre cela pour une attaque personnelle sur un éventuel et hypothétique manque d'activité lié au fait que ben oui mais non mais la FIV ça fatigue tu comprends je peux pas tout faire non plus non mais tu peux pas comprendre j'ai deja des tas d e trucs a penser alors si en plus faut planifier le week end enfin tu vois quoi.
"...parce que j'ai pensé qu'on pourrait alors voir l'expo Courbet".
La stratégie gagnante est donc de rouler sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler :
"ha... ; ben OK"