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mardi 11 décembre 2007

Les enfants issus de FIV

Pour ceux qui se poseraient des questions sur la conséquences des traitements FIV / FIV ICSI sur la santé des enfants à naître, j'ai trouvé des informations dans un rapport.
Pour le lire, cliquez .
Je n'ai pas trouvé plus complet. En France, on est un peu à la traîne sur le sujet, semble-t-il.

mercredi 28 novembre 2007

Toutes les questions...

...que l'on se pose sur la FIV en 200 questions et 200 réponses.
Le document est disponible à cette adresse.
Pour les paresseux, un petit résumé (non exhaustif) :


- sur les causes d'infertilité : dans 1/3 des cas, la cause est féminine ; dans 1/3 des cas, elle est masculine ; dans un peu moins 1/3 des cas, la cause est mixte ; dans 10% des cas, il n'y a pas d'explication


- pour ceux qui essaieraient d'avoir un bébé couette alors qu'ils sont dans le circuit de traitement : les grossesses spontanées arrivent dans 3 à 5% des cas



- il y a corrélation entre le nombre d'ovocytes recueillis  à la ponction et le taux d'oestrogène (estradiol)  dans le sang ; la lecture  des analyses de sang  fournit donc des indications. 



-le nombre d'ovocytes produits est fonction de la stimulation, et donc de la dose de FSH administrée ; il est aussi fonction de l'âge (plus on vieillit, moins il y en a), et de la personne (chacun répond plus ou moins bien au traitement) ; l'indication intervient peu dans le nombre d'ovocytes produits, sauf dans le cas d'ovaires polykystiques ou la réponse est plus importante.



-la qualité des ovocytes est hétérogène, ce qui explique que certains ovocytes soient utilisés et pas d'autres. Ceci dit, il parfois peu évident de déterminer la qualité de l'ovocyte, que ce soit lors du monitorage ou après la ponction. Statistiquement, plus le nombre d'ovocytes produits est élevé, plus on a de chance d'en trouver de bonne qualité.




-sur le taux de cancer à long terme : apparemment il n'y a pas d'incidence du traitement sur les chances de développer un cancer à terme. Le dépliant conseille de se limiter à 2 ou 3 tentatives annuelles 



-sur la qualité des spermatozoides : elle fluctue au cours du temps, sur des périodes assez courtes ; elle baisse avec l'âge à partir de 30 ans ; elle est influencée par la fièvre, le tabac, la prise de certains médicaments, l'alcool, l'état de santé global, le délai d'abstinence, qui doit être de 2 à 5 jours



-sur le processus de fécondation : il dure une vingtaine d'heures, et à son issue on a environ 60% de fécondations. Les paramètres qui interviennent : la qualité des ovocytes, des spermatozoïdes, ainsi que des problèmes d'ordre technique


-sur le développement des embryons : il est fonction de la qualité des ovocytes et de la présence éventuelle d'anomalies chromosomiques, qui arrivent dans 50% des cas. 


- sur la nidation : elle s'effectue pour 10% à 20% des embryons. Les chances de nidations varient en fonction de la réceptivité de l'utérus ; le traitement peut perturber cette réceptivité. L'âge agit de manière défavorable sur la réceptivité. La durée d'infertilité, ainsi que le rang d'essai de la FIV sont corrélés au taux de nidation. Le taux de fécondation est également corrélé au taux de nidation. Le mode de vie (transports, vibrations) n'intervient pas dans le taux de nidation


-le taux de grossesse par tentative baisse avec l'âge, ou le rang de la tentative, et augmente avec le nombre d'embryons transférés. En gros, il est fonction des facteurs sus-mentionnés.

Des chiffres

Je lisais l'autre jour le rapport de l'agence de biométrie. Les principaux chiffres du rapport sont donnés ci-après :
Chaque année, les traitements entamés se répartissent comme suit :
- 50 000 pour l'IAC
-50 000 pour les FIV, avec en plus 10 000 transferts d'embryons congelés.
Ca fait donc en tout 110 000 traitements PMA.
Ca fait pas mal, non? C'est dire que l'infertilité est, à ce niveau, un vrai problème de société, mais qui ne fait pas trop de bruit, finalement.
De ces essais sont nés 17 000 enfants. Soit 2,3% du total des naissances enregistrées par l'INSEE (qui doivent donc se monter à environ 850 000).
Pour ce qui concerne les FIV ICSI (Pour les FIV simples, c'est à peu près pareil), voici un tableau extrait du rapport, qui donne quelques chiffres :



En 2004, il y a eu 26 979 ponctions d'ovocytes en FIV ICSI (contre 20 487 en FIV).
En FIV ICSI, ces 26 979 ponctions ont donné lieu à 24 614 transferts. Ca veut dire, en clair, qu'environ 10 % des ponctions ne donnent lieu à aucun transfert d'embryon. Ca parait peu. Mais au regard de l'énergie investie dans le traitement, ces 10 % là sont en fait importants.
Mais passons.
Ces 24 614 transferts donnent lieu à 6 546 grossesses. Ca fait 27%. Autrement dit, sur 100 couples qui effectuent le transfert, 73 se retrouvent tout bêtes au bout de deux semaines. 
Quant à ceux pour lesquels l'aventure continue, il ne sont pas encore au bout de leur peines : car ces 6546 grossesses ne donneront lieu qu'à 5 014 accouchements. Soit environ 75%. Mais là encore, ça fait quand même 25% de déçus.
Ce qui fait que pour 100 ponctions, on a 19 accouchements. 
Le tableau suivant récapitule les chiffres qui concernent les ovocytes et leur devenir.



En 2004, il y a eu 9,7 ovocytes par ponction en moyenne. (Moi je me situe plutôt autour de 7 ou 8). Sur ces 9,7 ovocytes, environ 75% ont été utilisés. Et sur ceux qui ont été utilisés, 62,8% ont donné des embryons. Ce qui fait que pour 9,7 ovocytes recueillis, il y a eu 4,6 embryons produits. Nous on est plutôt à 3 (on en jette un à la poubelle à chaque fois à peu près, car il n'est pas congelable).
Voilà, c'est tout pour les chiffres. J'essaierai d'en trouver d'autres, c'est toujours utile.