lundi 24 mars 2008
Joyeuses Pâques
Ce matin le labo a appelé. Alors qu'on s'attendait au moins à 3 ou 4 embryons à 24 heures il y en avait zéro. Fin de l'épisode PMA.
jeudi 20 mars 2008
La ponction arrive à grands pas
La récolte de mes petits cocos de pâques se fera ce samedi. J'en ai 8 jolis, et 3 moins bien. J'espère que pour l'occasion tout le personnel de la clinique se déguisera en lapin de pâques.
mercredi 19 mars 2008
Ketch Up...
Comme le titre du post l'indique avec une grande clarté : c'est le moment du check up.
Aujourd'hui, donc, je propose de se préparer à la réussite....alors on serre ses petits poings et... euh....bah...on avisera, quoi (mais imaginer quand même la musique de Rocky en accompagnement : c'est bien c'est une musique de battant). Des milliards de personnes le font bien, je ne vois pas pourquoi je n'arriverais pas à gérer? ça ne devrait pas être trop dur.
Bon. Ca y est. Je suis parée. pour tout. J'attends.
Demain dernière prise de sang, dernière échographie, je pense.
Après ça, il va falloir se préparer pour la ponction ; pour se motiver, imaginer la musique de Rocky en accompagnement ; je sais pas ce que j'ai avec Rocky, moi, on dirait que je fais une fixation...
Bon en fait c'est plutôt une chanson d'Amy Winehouse (Rehab) que j'ai en tête. Mais c'est bien aussi, non?
mardi 18 mars 2008
Le bilan
Avant, quand je faisais le bilan de ces quelques années d'errance à but procréatif (n'est elle pas d'une laideur absolument repoussante cette expression que je viens d'employer? beuark...), je me disais que pour la première fois de ma vie, j'allais, en cas d'échec - car les chances sont plutôt contre nous, même dans le meilleur des cas, faut-il le rappeler? - donc disais-je avant d'être grossièrement interrompue par moi même à plusieurs reprises : en cas d'échec, j'allais faire face au premier véritable échec de toute ma vie. La plupart des échecs ne sont en réalités que des demi-échecs : il y a, très souvent, des leçons à tirer de nos expériences malheureuses. Mais dans ce cas, je ne voyais rien à tirer. L'échec et c'est tout. Un énorme investissement. Tout ça pour quoi? pour rien : R-I-E-N ; nada ; nothing ; des nèfles ; que dalle ; le zéro absolu, le néant total, le vide intersidéral, même pas le moindre petit atome d'enseignement positif. Je découvrais qu'il y avait, comme ça, dans la vie, des expériences qui n'amenaient rien d'autre que la destruction.
Mais de l'eau a passé sous les ponts. Quand on en est au stade où l'on envisage l'échec, on commence à raisonner autrement. Que fera-t-on de notre vie, si l'on en arrive là? Cette vie que l'on pensait toute tracée, et que l'on a construite autour de l'idée plus ou moins consciente qu'un jour on ne serait plus deux, mais certainement trois voire quatre de préférence prend tout à coup un tour inconnu. Pourra-t-on raisonnablement continuer de vivre de la même manière? Je me suis dit que ce n'était pas possible. Cette vie (boulot, loisirs, relations, réalisations) qui m'allait parfaitement en ayant l'arrière pensée de fonder une famille ne me convenait plus.
Comment en effet imaginer que l'on continuera à voir les mêmes personnes, qui elles, ont une famille? Comment imaginer, dans le cas inverse, que l'on pourra vivre isolé pendant le restant de ses jours ? Comment faire pour ne pas vieillir comme ceux qui n'ont pas eu d'enfants? quand il m'arrive d'entendre parler de ces gens, je comprends que ce qu'ils sont devenus, je peux très bien, sans grand effort d'imagination, le devenir moi aussi : en retrait du monde, d'une certaine manière, et ayant appris à vivre avec une certaine tristesse, un manque ; quand j'entends parler de ces gens, quand je les croise, j'entends et je vois clairement le message : "je n'ai pas eu d'enfants, et je ne m'en suis jamais remis" ; message que le clan des parents est incapable de déchiffrer, signalons le au passage.
Dans un autre ordre d'idée : comment continuer à se lever et à se pointer tous les jours à ce travail pendant encore trente ans, s'il n'y a pas, en arrière plan, la motivation de travailler à préparer l'avenir de mes enfants? Car mon boulot est plutôt du genre délicat, parfois fastidieux, et qui s'étale sur des échelles de temps qui font que mes sources de satisfaction, au cours d'une année, se comptent sur les doigts de la main. Mais la perspective d'avoir une famille fait accepter bien des choses.
Je pourrais continuer à disserter pendant des heures sur le sujet. Mais en abordant les thèmes des relations sociales, du boulot, de l'acceptation et de l'intégration du caractère définitif de la stérilité de l'union, je crois que ça donne déjà une petite idée de ce qui ne collerait pas en cas d'échec.
Alors? que faire dans ce cas? je me suis dit qu'il faudrait que je revoie ma vie, point par point. Vaste programme, non? Mais je ne vois pas d'autre solution. Et aussi, peut être le plus important, je me suis dit que j'allais me venger de la vie, qui ne me donnerait peut être pas ce que je désirais. Et que par conséquent, toutes les expériences qui me seraient impossibles si j'avais des enfants, alors je me ferais un devoir de les vivre. Pour Monsieur. Et pour moi. Comme deux gros égoïstes. Na.
Alors je me suis rendue compte qu'il y avait des choses auxquelles j'avais renoncé sous prétexte que je fonderai, peut être un jour, avec Monsieur, une famille ; avant je rêvais d'un boulot super motivant (pas grave si stressant, si trop d'heures). avant je rêvais de partir vivre pendant quelques temps à l'étranger (pas grave si pays lointain ou j'entrave que dalle à la langue) ; avant je rêvais de faire des voyages incroyables avec des treks de la mort qui tue ; je ne sais si ce sont ces dernières années qui ont eu raison de tout cela, ou si tous les futurs parents mettent en veille de manière inconsciente ce genre de projet pour se ménager une vie plus stable. Mais il me semble que ma vie actuelle est au rabais par rapport à ce qu'elle devrait être. Et le fait qu'il y ait ou non une famille à la clef ne change rien. Si demain tout s'arrêtait, que retiendrais je de ma vie? que j'ai été une petite employée modèle qui a bien fait son travail? que j'ai été bien gentille avec tout mon entourage? que j'ai bien fait le ménage pour bien tenir mon petit appartement bien propre (en plus sur ce point j'ai des compétences tout à fait discutables) ? que j'ai bien voté comme la république le demande, bien consommé comme la société de consommation le demande, bien donné comme la bonne vieille charité judéo-chrétienne le demande ? Mais non. tout cela, au final, c'est de la foutaise. Du remplissage. Du chronophage, en somme . Parce qu'une seule chose importe finalement : avoir des projets,des rêves, et les réaliser. Que le reste se fasse si c'est possible. C'est comme cela que cela devrait marcher. Mais c'est précisément l'inverse qui se passe.
Voilà ce que m'ont appris ces années pénibles : vivre comme si l'heure du bilan arrivait demain, et ne jamais revoir ses aspirations au rabais. Ne pas se laisser abattre par les petites mesquineries du destin. Et ça, c'est valable en cas de réussite ou d'échec. Surtout en cas d'échec.
Ma petite Pamela, si cela ne marche pas, fais moi le plaisir de relire ce post. Et si tu n'es pas d'accord, alors relis le encore. Jusqu'à ce que tout cela entre bien dans ta petite tête.
Bon voilà. C'est fait. J'arrête d'emm*rder tout le monde avec mes états d'âmes et mes bonnes résolutions à la noix.
lundi 17 mars 2008
AAAAAaaaaahhhhh :
c'est ce que j'ai fait ce matin lors de ma consultation d'anesthésie après que la dame m'ait demandé d'ouvrir la bouche. Rien de bien extraordinaire me direz vous.
Quand on sait que j'étais d'un côté du bureau, et l'anesthésiste de l'autre côté attablée, devant son ordinateur, un peu penchée sur le côté pour ne pas que l'écran la gêne trop, et qu'un mètre vingt devait bien nous séparer, alors là tout de suite la scène prend une autre dimension... c'est ce qui s'appelle de la consultation à distance ; cela doit être pour cela qu'elle porte des lunettes, pas seulement pour se donner un air savant ou sérieux, non non : c'est pour voir dans la bouche des patients à distance. Par ailleurs la dame s'est nettement améliorée depuis la dernière fois : elle ne s'est pas non plus déplacée pour me prendre la tension ; je suppose qu'elle a un appareil qui fait tout cela à distance également. Elle est vraiment trop forte. Mais quand même pas assez à mon goût. Moi, ce que j'aurais voulu, c'est qu'elle soit assez forte pour que le simple envoi du chèque suffise. Comme ça en plus j'aurais pu dormir ce matin. En demandant bien poliment, je suis sûre qu'elle accepterait...
Bon, sinon la dame aux 95 euros m'a dit après l'écho que j'avais 7 follicules d'un côté, 4 de l'autre. Les sept ont l'air assez jolis, les 4 sont un peu minus pour l'instant. Les quatre sont supposés devenir grands beaux et forts d'ici la fin de la semaine.
A suivre, donc.
samedi 15 mars 2008
pic et pic...
...et encore pic. mais pas colégramme.
.... ou encore :
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des trous de seconde classe
Des trous de première classe
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous
bon enfin tout cela pour dire que Monsieur tous les soirs me fait des trous de première classe (les seconde classe c'est ceux qui font des bleus) et que je suis une vraie passoire et que j'ai un peu l'impression de ressembler à une montgolfière. A la prochaine piqûre, c'est sûr, j'explose et je me dégonfle comme une baudruche, c'est impossible qu'il en soit autrement.
A part ça tout va bien. ça roule comme on dit chez les boules. Comme moi.
Lundi j'ai ma demi journée marathon ; il y en a toujours une comme ça en cours de traitement ; attention pour celle là il faut bien s'accrocher :
1/analyse de sang à 7h30 à côté de chez moi ; jusque là c'est réalisable, il suffit de se lever et de tâtonner jusqu'au labo.
2/rendez vous à Neuilly à 8h45 chez l'anesthésyste (je sais il y a une faute mais il ne mérite pas qu'on l'écrive correctement) ; là, je pense qu'il va falloir que je prenne d'ici lundi matin des cours de téléportation pour passer très vite de chez moi à Neuilly ; tout ça pour s'entendre dire à l'arrivée : "alors depuis la dernière fois, ça va? ouh.... petite tension. et vous êtes pâlichonne". ben vi. mais ça tu l'as déjà dit la dernière fois et celle d'encore avant, et même celle d'avant avant, coco. change de disque, tu me feras plaisir...
3/rendez vous chez ma copine aux 95 euros pour échographie à 11 h dans Paris
4/après ça, boulot ; là bas ils doivent penser que lundi matin je me suis posée ma RTT pour me taper une petite grasse mat' comme ça tranquille... quelle feignasse cette pamela, alors.
5/ et je pense que je vais être contente de retrouver mon lit ce soir là...
En attendant, ce week end, voilà ce que j'ai l'intention de faire : RIEN.
.... ou encore :
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des trous de seconde classe
Des trous de première classe
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous
bon enfin tout cela pour dire que Monsieur tous les soirs me fait des trous de première classe (les seconde classe c'est ceux qui font des bleus) et que je suis une vraie passoire et que j'ai un peu l'impression de ressembler à une montgolfière. A la prochaine piqûre, c'est sûr, j'explose et je me dégonfle comme une baudruche, c'est impossible qu'il en soit autrement.
A part ça tout va bien. ça roule comme on dit chez les boules. Comme moi.
Lundi j'ai ma demi journée marathon ; il y en a toujours une comme ça en cours de traitement ; attention pour celle là il faut bien s'accrocher :
1/analyse de sang à 7h30 à côté de chez moi ; jusque là c'est réalisable, il suffit de se lever et de tâtonner jusqu'au labo.
2/rendez vous à Neuilly à 8h45 chez l'anesthésyste (je sais il y a une faute mais il ne mérite pas qu'on l'écrive correctement) ; là, je pense qu'il va falloir que je prenne d'ici lundi matin des cours de téléportation pour passer très vite de chez moi à Neuilly ; tout ça pour s'entendre dire à l'arrivée : "alors depuis la dernière fois, ça va? ouh.... petite tension. et vous êtes pâlichonne". ben vi. mais ça tu l'as déjà dit la dernière fois et celle d'encore avant, et même celle d'avant avant, coco. change de disque, tu me feras plaisir...
3/rendez vous chez ma copine aux 95 euros pour échographie à 11 h dans Paris
4/après ça, boulot ; là bas ils doivent penser que lundi matin je me suis posée ma RTT pour me taper une petite grasse mat' comme ça tranquille... quelle feignasse cette pamela, alors.
5/ et je pense que je vais être contente de retrouver mon lit ce soir là...
En attendant, ce week end, voilà ce que j'ai l'intention de faire : RIEN.
Non, rien de rien... (c'est pour finir comme ça a commencé : en chanson.. sacrée moi, tiens)
mercredi 5 mars 2008
La FIV et l'avion...
...ça fait deux. Je m'explique :
Le week-end dernier nous sommes partis faire un petit tour dans le sud. Avec l'attirail "piquouse". Nous avons pris l'avion ; mais avant d'embarquer, lors du passage aux contrôles de sécurité, mon sac à main a attiré l'attention du personnel en charge : les seringues et le suprefact étaient à l'intérieur, et ont été vus aux rayons X. La dame en charge des fouilles m'a demandé de déballer mon sac. J'ai alors sorti l'objet du délit : les seringues à injection sous cutanée de 1 ml, et le suprefact. brrr... attention, c'est du lourd et ça fait peur ; avec ça, on peut... on peut... ouh la la mon dieu ! faire des piqûres sous cutanées....
Heureusement, j'avais prévu que la présence de ces engins de mort allait soulever des interrogations, et j'avais pris mon ordonnance. la dame l'a lue ; je pouvais entendre les rouages qui cliquetaient dans sa petite tête : "pfff.... je pige que dalle à ce morceau de papier. je fais quoi? je vais voir le chef? non, il y a tellement la queue, et on est tellement juste sur l'horaire ; si le vol prend du retard, ça va encore être pour ma pomme ; faisons comme si de rien n'était ; elle a pas une tête de terroriste de toute façons." allez hop, circulez...
Comme quoi la sécurité ça tient à peu de chose, juste au jugement d'une seule personne, et à ma bonne mine ; parce que, l'ordonnance, j'aurais aussi bien pu l'écrire moi même : rien ne prouve son authenticité.
Et puis j'ajouterai, ces traitements, c'est un vrai plaisir. Alors être obligé de se justifier pour pouvoir se faire sa petite piqure, c'est un peu comme une cerise sur le gâteau...
Ceci dit, il n'y a pas eu mort d'homme, et le week end était bien. Quelques règles de sécurité stupides n'ont donc pas eu raison de ma provision de bonne humeur : j'ai fait le plein ; maintenant, j'espère que mon capital ne va pas fondre trop vite...
Le week-end dernier nous sommes partis faire un petit tour dans le sud. Avec l'attirail "piquouse". Nous avons pris l'avion ; mais avant d'embarquer, lors du passage aux contrôles de sécurité, mon sac à main a attiré l'attention du personnel en charge : les seringues et le suprefact étaient à l'intérieur, et ont été vus aux rayons X. La dame en charge des fouilles m'a demandé de déballer mon sac. J'ai alors sorti l'objet du délit : les seringues à injection sous cutanée de 1 ml, et le suprefact. brrr... attention, c'est du lourd et ça fait peur ; avec ça, on peut... on peut... ouh la la mon dieu ! faire des piqûres sous cutanées....
Heureusement, j'avais prévu que la présence de ces engins de mort allait soulever des interrogations, et j'avais pris mon ordonnance. la dame l'a lue ; je pouvais entendre les rouages qui cliquetaient dans sa petite tête : "pfff.... je pige que dalle à ce morceau de papier. je fais quoi? je vais voir le chef? non, il y a tellement la queue, et on est tellement juste sur l'horaire ; si le vol prend du retard, ça va encore être pour ma pomme ; faisons comme si de rien n'était ; elle a pas une tête de terroriste de toute façons." allez hop, circulez...
Comme quoi la sécurité ça tient à peu de chose, juste au jugement d'une seule personne, et à ma bonne mine ; parce que, l'ordonnance, j'aurais aussi bien pu l'écrire moi même : rien ne prouve son authenticité.
Et puis j'ajouterai, ces traitements, c'est un vrai plaisir. Alors être obligé de se justifier pour pouvoir se faire sa petite piqure, c'est un peu comme une cerise sur le gâteau...
Ceci dit, il n'y a pas eu mort d'homme, et le week end était bien. Quelques règles de sécurité stupides n'ont donc pas eu raison de ma provision de bonne humeur : j'ai fait le plein ; maintenant, j'espère que mon capital ne va pas fondre trop vite...
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